Théâtre

Dans la luge d’Arthur Schopenhauer

L’ombre du philosophe du pessimisme rode sur le texte de Yasmina Reza. « Il s’agit de quatre brefs passages en revue de l’existence par des voix différentes et paradoxales. Ou encore une variation sur la solitude humaine et les stratégies. Des leurres ?» Ainsi l’auteur parle-t-elle de sa pièce, à l’origine un texte devenu objet théâtral par l’intervention de Frédéric Bélier-Garcia, son metteur en scène.

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20 000 lieues sous les mers

Le capitaine Christian Hecq (Nemo froid et mystérieux) a dessiné avec précision et drôlerie les personnages : les « prisonniers » en Pieds nickelés de l’aventure, les figures singulières du second Flippos et du Sauvage. Les comédiens eux-mêmes manipulent avec adresse les étonnantes marionnettes conçues par Carole Allemand et Valérie Lesort (1), qui cosigne la mise en scène.

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L’école des femmes

Molière écrit sa comédie en 1662. Recadrée dans un décor actuel, comment ne pas voir dans ce personnage torturé, à la perversité aiguisée (il feint d’endosser un rôle de père avant de se prétendre mari) un de ces prédateurs sexuels qui sévissent toujours et qui pourraient être dénoncés aujourd’hui par les réseaux sociaux.

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Le monde d’hier 

Après avoir écrit Les derniers jours de Stefan Zweig, Laurent Seksik a adapté Le Monde d’hier pour la scène en un découpage qui en extrait les moments forts. Dans une interprétation sobre, tendue et fine, Jérôme Kircher dit l’émotion de Zweig,

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Sopro

Une femme arpente le plateau, aux planches traversées ici et là par des herbes folles. Elle est seule, elle déambule, en attente… comme le public. En attente de mots, de texte. En attente de théâtre. Cette femme est un personnage réel, Cristina Vidal, souffleuse au théâtre dont Rodrigues a pris la direction en 2014. Elle exerce son métier depuis quarante ans. Gardienne des mots des autres, elle les souffle quand la mémoire vient à flancher.

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La Locandiera

Alain Françon avait demandé une nouvelle traduction à Myriam Tanant. Pour cette spécialiste de Goldoni, disparue en février dernier, La Locandiera aura été la dernière traduction d’un auteur qu’elle admirait, et aimait. On entend ce texte clair, incisif, comme ravivé, notamment dans la partition du rôle-titre. On est à Venise, en 1752, dans une pension tenue par Mirandolina, que l’on peut voir comme une femme en avance sur son époque. Mais ce n’est pas par idéologie que Mirandolina est indépendante, c’est pour pouvoir continuer à mener, et « faire tourner » son affaire comme elle l’entend, une auberge héritée de son père, décédé quelques mois plus tôt.

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VxH-La voix humaine

C’est allongé sur le sol que l’on découvre le spectacle mis en espace par Roland…

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Tu te souviendras de moi

Sur les pertes de mémoire, maladie d’Alzheimer ou oublis liés à l’âge, le texte de l’auteur québécois François Archambault est juste, sensible et pudique. Que ce soit le « malade » ou ses proches, les portraits sont délicats, en particulier celui d’Edouard, à la fois conscient et inconséquent. En scènes courtes, l’auteur dresse un état des lieux d’une maladie à laquelle beaucoup sont confrontés.

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Je parle à un homme qui ne tient pas en place

La correspondance commence le 14 janvier. Le comédien encourage son ami, l’épaule, mais celui-ci le reçoit-il seulement ? Disert, il parle de lui en même temps qu’il parle de l’autre, met en parallèle leurs aventures solitaires, la scène et la mer. Le second ne communique que rarement. Jusqu’à… l’abandon de la course, le renoncement. De cette correspondance est né un livre, et puis ce spectacle…

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Plaidoiries

A partir de cinq grandes plaidoiries entrées dans les annales judiciaires, et reconstituées par le journaliste Matthieu Aron, Richard Berry et son metteur en scène Eric Théobald créent un matériau dramatique passionnant. Sur scène, deux pupitres. Une voix off annonce que l’audience va reprendre, on entend les brouhahas de l’assistance. Le comédien entre, enfile la robe d’avocat.

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