Théâtre

La ménagerie de verre

Définie par son auteur, Tennessee Williams, comme une « pièce de la mémoire », La ménagerie de verre est largement autobiographique, qui s’inspire de son histoire familiale dans les années 30 et témoigne de son amour pour sa sœur. Ecrite en 1944, elle marqua les débuts de sa carrière. Tout se passe dans la mémoire, donc. Le narrateur présente « la vérité sous la forme séduisante d’une illusion » et remonte le cours du passé. De la pièce (traduction d’Isabelle Famchon), Ivo van Hove retient essentiellement son réalisme, et la réduit au prosaïsme des situations et des personnages.

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Féminines

Ecrite par Pauline Bureau à partir d’entretiens avec les membres de l’équipe, la comédie feel good, tonique, tendre, chaleureuse, grave et drôle, expose, en arrière-fond, le climat social de l’époque, la condition des ouvrières, la place des femmes dans la société, leur rapport au corps. Elle raconte surtout une histoire formidable et enthousiasmante qui voit un groupe se former, composé de personnalités fortes et attachantes. Sur le plateau, elles ne sont pas onze, mais sept qui occupent le terrain et suffisent à constituer une équipe, à faire une bande soudée et combative.

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Ensemble, en direct !

La salle fermée, les représentations annulées, Emmanuel Demarcy-Mota, directeur du théâtre, a décidé de tout faire «pour qu’une lumière reste allumée dans le théâtre, que les artistes, techniciens puissent continuer à répéter, que le lien soit préservé avec le public. Pour empêcher chacun de sombrer dans l’isolement et le silence. »

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Avant la retraite

Alain Françon à la mise en scène, avec les comédiens Catherine Hiegel, Noémie Lvovsky, André Marcon dans une pièce de l’Autrichien Thomas Bernhard Avant la retraite (créée en 1979). Cette « comédie de l’âme allemande », comme la qualifie son auteur, est une plongée dans l’abjection et la haine teintée d’un humour ravageur. Une peinture d’une férocité cinglante servie par une écriture limpide aux tonalités musicales.

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Mes frères

L’interprétation est impeccable, réglée au cordeau par la chorégraphie de Damien Jalet. Adama Diop, Pascal Greggory, Frédéric Pierrot et Arthur Nauziciel (metteur en scène de la pièce) sont les quatre brutes primaires soumises à la violence de leurs désirs. Tout en laissant filtrer (ouf !) une pointe d’ironie et de distance.

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Orphelins

Le regard que porte le dramaturge Dennis Kelly (Love and Money, Occupe-toi du bébé, Boys and girls,…) sur la société britannique est noir et acéré. Ici, il laisse entrevoir, derrière le huis clos, un monde extérieur menaçant, un milieu humain sordide où le racisme fait partie du quotidien.

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Vivre !

Alors qu’il travaillait sur Le Mystère de la charité de Jeanne d’Arc, de Péguy, Frédéric Fisbach, voit, comme tant d’autres, son travail mis à l’arrêt par le confinement. Il repense alors son projet et y intègre la projection d’un possible futur.

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Et le cœur fume encore

Pour effectuer ce travail « depuis la mémoire française » et cette remontée dans l’Histoire, Margaux Eskenazi et Alice Carré ont rencontré des historiens, des sociologues, des artistes algériens et recueilli des témoignages de personnes ayant vécu la guerre ou hérité de sa mémoire.

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Plaidoiries

A partir de cinq grandes plaidoiries entrées dans les annales judiciaires, et reconstituées par le journaliste Matthieu Aron, Richard Berry et son metteur en scène Eric Théobald créent un matériau dramatique passionnant. Sur scène, deux pupitres. Une voix off annonce que l’audience va reprendre, on entend les brouhahas de l’assistance. Le comédien entre, enfile la robe d’avocat.

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Le Grand Inquisiteur

Ici, le grand inquisiteur n’est pas seul, mais se voit rejoint par des personnages politiques actuels ou du siècle dernier, et la quête de Dieu vire au grotesque.

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