Théâtre

Fauves

La proposition est ambitieuse, qui voit un metteur en scène changeant d’angle de vue, remontant sans cesse son travail. Le mécanisme se répète, alourdit l’histoire déjà alambiquée. Car le héros, Hippolyte Dombres va aller de découverte en surprise sur le passé de sa mère, révéler des secrets enfouis. Mais l’auteur accumule les clichés, multiplie les histoires dans l’histoire,

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Opening night

Cyril Teste a choisi d’adapter le film de Cassavetes Opening night (1977) avec, dans le rôle tenu au cinéma par l’actrice fétiche de Cassavetes, Gena Rowlands, exceptionnelle de présence et d’intensité… Isabelle Adjani. « Un public de théâtre assiste à un tournage de cinéma, et le cinéma va absorber l’énergie du spectateur du théâtre pour s’adresser à un public de cinéma… »

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Providence

2 septembre 2001, les tours jumelles sont en cendres, le ciel est plombé de fumées, de poussières. Dans un immeuble en face, un couple contemple l’apocalypse. Lui aurait dû être à son travail, dans l’une des tours mais il était allé chez sa maîtresse, qui est aussi sa supérieure hiérarchique. Son téléphone n’arrête pas de sonner, ses proches s’inquiètent. Il ne répond pas. Pourquoi ne pas profiter du chaos pour changer de vie, disparaître ?

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Electre/Oreste

En liant Electre et Oreste (413 et 409 av. J.C.), le metteur en scène flamand traque la violence et accélère le thème de la radicalisation à travers la figure d’Electre, désireuse de venger son père, Agamemnon, assassiné à son retour de la guerre de Troie, par sa femme Clytemnestre et Egisthe, son amant. Après un exil de sept années, Oreste, le frère d’Electre, revient à Argos. Pour les deux enfants, la vengeance est en marche. Jusqu’au meurtre ultime, le matricide, accompli par Oreste.

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Le pas de Bême

Le texte de Michel Vinaver, L’objecteur, a inspiré à la compagnie Théâtre Déplié et à son metteur en scène Adrien Béal un spectacle basé sur des improvisations qui questionne l’idée de la place du texte et de la représentation. Joué dans un espace quadri-frontal qui intègre les spectateurs, il rebondit sans cesse,

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Tchekhov à la folie

Pièces des débuts de Tchekhov, qualifiées de « plaisanteries » par l’auteur, elles ont pour personnages des petits propriétaires terriens. L’argent, la moisson, sont au centre des enjeux et des préoccupations. Dans La demande en mariage, le prétendant ne supportant pas de voir sa future famille s’arroger la propriété d’un pré, ne parvient pas à faire sa demande. L’argent est encore présent dans L’ours qui voit un créancier s’installer chez une jeune veuve en attendant de recouvrer son dû.

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Le désir attrapé par la queue

Ecrite en 1941, Le désir attrapé par la queue a été jouée en 1944, au lendemain de la mort de Max Jacob dans les camps. La photo prise par Brassaï le 16 juin 1944 dans l’atelier de Picasso de la rue des Grands-Augustins, immortalise les participants à la lecture de la pièce, le 19 mars dans l’appartement de Michel Leiris, tous faisant partie de l’intelligentsia parisienne de l’époque : Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre, Jacques Lacan, Albert Camus, Leiris,…

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Onéguine

Il y a de l’envoûtement dans cette expérience où poésie et théâtre sont intimement mêlés. La lueur de quelques bougies, les notes d’un piano, les sons imaginés par Sébastien Trouvé (une réalisation exceptionnelle), la composition musicale transportent là où se passe le roman, au plus près des personnages, font surgir des images. Toujours la primauté est donnée au texte, à la beauté des vers chuchotés par les comédiens, comme autant de secrets délivrés à soi seul.

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Welcome

Après des spectacles au comique burlesque, comme Cocorico, Jungles ou Fair-play, entre autres, Patrice Thibaud invite dans Welcome « le principe de toute vie » : la confrontation avec l’inattendu de la mort. Si le sujet est grave, Patrice Thibaud le traite avec légèreté, tendresse et poésie. Il faut le voir, chapeau pointu sur la tête, mimer une naissance, une croissance, une vie…

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Je suis Fassbinder

C’est une scène de L’Allemagne en automne, film collectif de 1977, à l’époque de la bande à Baader, rejouée ici, en rappel. Ce faisant, Falk Richter apostrophe l’Europe d’aujourd’hui, pointe les peurs, accuse les replis et dresse un état des lieux de nos démocraties, désolant. Son texte, écrit au jour le jour, en fonction de l’actualité, passe en revue Angela Merkel, « l’accueil » des réfugiés, les extrémismes, les violences commises à Cologne sur les femmes…

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