Théâtre

Le fantôme de Laurent Terzieff

Sa sortie, prévue en mars dernier, a dû être reportée pour cause de fermeture des salles de cinéma, et il aura donc fallu attendre pour voir enfin le film de Jacques Richard consacré à Laurent Terzieff, disparu il y a dix ans. C’est au Lucernaire, lieu intimement lié au comédien qui y a joué tant de textes, qu’on peut découvrir ce portrait riche en images et témoignages.

0 Shares

Les Molières récompensent Simon Abkarian et La Mouche

En théâtre public, certains spectacles trustent les récompenses : Electre des bas-fonds de Simon Abkarian (Molières du théâtre public, de l’auteur francophone vivant, du metteur en scène), joué au Théâtre du Soleil, et le très remarqué La Mouche (Molière de la création visuelle, de la comédienne pour Christine Murillo, du comédien pour Christian Hecq), joué aux Bouffes du Nord. En attendant la reprise de la tournée interrompue…

0 Shares

Les prix du Syndicat de la critique 2019-2020

Une des dernières soirées de carnaval, de Goldoni, mis en scène par Clément Hervieu-Léger, a reçu le Grand Prix Théâtre et deux jeunes metteures en scène sont récompensées : Julie Duclos pour Pelléas et Mélisande (meilleur spectacle créé en province), et Pauline Bureau pour Féminines (meilleure création d’une pièce en langue française). Outside, de Kirill Serebrennikov, présenté au dernier Festival d’Avignon, est le meilleur spectacle étranger de la saison et Rouge, de John Logan mis en scène par Jérémie Lippmann au Théâtre Montparnasse, reçoit le prix Laurent Terzieff, récompensant un spectacle présenté dans un théâtre privé. André Marcon est le meilleur comédien, pour son interprétation de Anne-Marie la Beauté de Yasmina Reza, et Ludmilla Dabo la meilleure comédienne dans Une femme se déplace, de David Lescot. Une mention spéciale est attribuée au spectacle de Johanny Bert, Hen.

0 Shares

La Cantatrice chauve fête ses 70 ans

le Théâtre de la Huchette, où la pièce se joue sans discontinuer depuis 1957avec La Leçon, autre pièce de Ionesco, raconte cette fantastique aventure, unique dans l’histoire du théâtre. A raison de sept épisodes, tous les vendredis de mai et juin (1)

0 Shares

Anne-Marie la Beauté

Yasmina Reza le dit : elle a écrit son texte pour André Marcon, qui a souvent joué dans ses pièces. Et l’idée est formidable de lui confier ce monologue. Sans idée de travestissement ni souci de genre, avec seulement une perruque, quelques bijoux, un sac, et des vêtements sortis d’une garde-robe ordinaire, le comédien incarne le personnage d’Anne-Marie telle que l’a imaginée Reza. En toute évidence, et humanité douce.

0 Shares

La ménagerie de verre

Définie par son auteur, Tennessee Williams, comme une « pièce de la mémoire », La ménagerie de verre est largement autobiographique, qui s’inspire de son histoire familiale dans les années 30 et témoigne de son amour pour sa sœur. Ecrite en 1944, elle marqua les débuts de sa carrière. Tout se passe dans la mémoire, donc. Le narrateur présente « la vérité sous la forme séduisante d’une illusion » et remonte le cours du passé. De la pièce (traduction d’Isabelle Famchon), Ivo van Hove retient essentiellement son réalisme, et la réduit au prosaïsme des situations et des personnages.

0 Shares

Médéa Mountains

Chanteuse et musicienne de jazz (elle a collaboré avec le groupe Monkomarok et Lone Kent), Alima Hamel est retournée à Médéa pour retrouver ses sœurs qu’elle n’avait pas revues depuis dix-neuf ans. Pour elle qui chante la mort de sa soeur depuis 1997, le temps était venu d’interroger la mémoire de l’histoire familiale, de l’écrire et de la faire entendre. A travers son récit, elle rend hommage à la disparue, victime de la violence de la guerre civile des années 90. En faisant revivre Médéa, petite ville isolée au milieu des montagnes « chef d’œuvre de la nature » et pourtant berceau de massacres, elle témoigne de cette décennie noire vécue par les Algériens.

0 Shares

Les Innocents, Moi et l’Inconnue au bord de la route départementale

Métaphore du chemin, de la liberté et de l’existence, le dernier texte de Peter Handke (traduit par lui-même en français) interroge aussi sur la place de l’individu dans la nature et l’évolution de la société. Au fil des quatre saisons, Moi est confronté au Temps, à l’attente de l’Inconnue, à l’espoir. Dans la majesté du décor de Jacques Gabel –superbe tableau inspiré des toiles de Gerhard Richter- et les lumières de Joël Hourbeigt, l’image de la route s’imprègne fortement.

0 Shares

Pelléas et Mélisande

En mettant en scène le texte originel de Pelléas et Mélisande, écrit en 1892, Julie Duclos traque le silence et sa part essentielle dans la musique de l’écriture, où l’on entend les points de suspension, où la parole résonne en écho, ce qui n’est pas dit restant suspendu. Associant habilement cinéma, vidéo, son et lumières, Julie Duclos plonge dans un univers étrange, intemporel et pourtant qui semble proche.

0 Shares

Correspondance avec la Mouette

Jamais traduites en français jusque là, on doit à Nicolas Struve, russophone, de découvrir cette correspondance qui éclaire la création de La Mouette, dont la première représentation, en 1896, fut en échec. Recrée en1898, elle rencontrera le succès au Théâtre d’Art de Moscou. A partir de fragments de la correspondance et d’extraits de La Mouette, Nicolas Struve a construit un spectacle où la vie passe, palpite et tressaille, comme dans le théâtre de Tchekhov. Les lettres sont pleines de vie, spontanées.

0 Shares