Cap au pire

Jacques Osinski fait de ce texte aride la matière d’une représentation qui relève de la performance, exécutée par un comédien et passeur de texte hors pair, Denis Lavant. Debout, immobile, bras le long du corps, il se tient. Et immobile, il restera. Pieds nus, tête penchée en direction du sol, vers un carré de lumière comme au bord d’un précipice. Celui de la page blanche, celui de la mort aussi.

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Arise

Les deux frères Ben Aïm poursuivent en binôme leur cheminement créatif , jalonné de collaborations avec d’autres artistes. Physique et prospective, leur écriture chorégraphique s’élabore au croisement de plusieurs disciplines et procède d’un travail de terrain en profondeur sur les lieux dans lesquels elle se déploie. Arise, impromptu dansé, interprété avec Louis Gillard, est portée par la composition musicale de Piers Faccini,

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Centenaire Renoir

A Essoyes, un parcours-découverte conduit de l’exposition permanente à l’Espace des Renoir au jardin, puis à la maison familiale et à l’atelier du peintre. D’autres nombreuses manifestations sont au programme du centenaire de la mort de l’artiste un peu partout en France, des bords de Seine à Cagnes-sur-mer. Le 7 avril se déroulera une marche gourmande des impressionnistes, de Chatou à la maison Fournaise et, au fil du printemps, d’autres animations en extérieur 

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Le Postillon de Lonjumeau

A la mise en scène, Michel Fau joue à fond la carte du kitch élégant, dès le premier acte qui voit les mariés et la noce sur un gâteau géant aux couleurs pistache et fraise. Au fil des tableaux, les décors se découvrent comme autant de pâtisseries aux couleurs saturées. Emmanuel Charles fait se succéder des toiles peintes jouant avec la profondeur et sur lesquelles s’inscrivent les éblouissants costumes de Christian Lacroix, inspirés de l’époque,

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Le pays lointain

Et voici sur cette même scène que se joue maintenant une des pièces de Lagarce, l’ultime, achevée une semaine avant sa mort. Il y aborde un thème récurrent dans son œuvre : le retour du fils dans sa famille pour annoncer sa mort. C’est l’histoire de ce voyage, celui d’un jeune homme à la rencontre de son passé. Il va mourir et parce qu’on « ne peut pas mourir en laissant tant de choses incomprises derrière soi », il revient parmi les siens, dans la maison qu’il a quittée, fuyant « cette ville-là ». Il veut dire sa mort prochain

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L’autre fille

« Tu as toujours été morte ». Les mots s’adressent à celle qu’Annie Ernaux n’a jamais connue : une fille née avant elle, morte à six ans de la diphtérie, deux ans avant sa naissance. Sa sœur, donc, dont elle n’a découvert l’existence qu’incidemment, en entendant une conversation de sa mère, et ces mots : « Elle était plus gentille que celle-là » qui s’inscriront dans sa mémoire et marqueront sa destinée. Assise à une table-bureau, Marianne Basler s’adresse à cette sœur. La lettre est difficile à écrire, elle traque le mot juste, froisse les feuilles de papier quand elle n’y arrive pas.

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Le Printemps de la danse arabe

l’édition 2019 est la véritable première édition du Printemps de la danse arabe, créé à l’initiative de l’Institut du monde arabe. Le temps d’un vrai printemps, du 22 mars au 28 juin, l’édition 2019 accueille des artistes venus d’Egypte, de Syrie, de Palestine, du Maroc, du Liban, de Tunisie et des Comores, à travers des spectacles et une plate-forme de workshops, une résidence chorégraphique, du cinéma

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Guys and dolls

Après la réouverture avec Peau d’âne, Jean-Luc Choplin, directeur du Théâtre Marigny, a tenu à mettre cette œuvre emblématique du genre au programme. Les personnages de Damon Runyon sont d’une époque révolue : dans une Amérique où règne encore la prohibition, un groupe de parieurs et joueurs à la recherche de tripots clandestins pour échapper au policier, rencontre un groupe de missionnaires dévouées au salut des âmes.

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Le sourire au pied de l’échelle

C’est un texte de Henry Miller que l’on n’attendait pas, adapté pour la première fois au théâtre. Pour l’écrivain américain, c’est « sans conteste l’histoire la plus étrange que j’aie écrite à ce jour ». Le clown est un personnage cher à l’écrivain américain qui voit en lui « un poète en action ». Celui dont il raconte l’histoire est le célèbre Auguste qui chaque soir, après la représentation, rêve à la lune au pied d’une échelle.

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Jacqueline Duhême, une vie en couleurs

L’œuvre de Jacqueline Duhême est indissociable de sa vie personnelle, riche en amitiés, en curiosité. Illustratrice de livres pour enfants (Grain d’aile d’Eluard, L’enfant qui attendait un train de d’Ormesson,…), peintre, aquarelliste, elle fut aussi journaliste. Pour Elle, elle sera la première dessinatrice-reporter : en 1961, elle accompagne Jackie Kennedy en Inde, en tire un livre,

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Qui a tué mon père

C’est sous l’impulsion de Stanislas Nordey que Édouard Louis (En finir avec Eddy belle gueule) a écrit Qui a tué mon père, mis en scène et joué par le directeur du TNS. Le rideau se lève sur l’espace ainsi décrit par l’auteur, vaste et vide, cerné par le triptyque photographique en noir et blanc d’un univers pavillonnaire. L’imposante scénographie d’Emmanuel Clolus laisse à la fois l’espace ouvert et clos, dessiné par les lumières de Stéphanie Daniel. Assis à une table, un fils est face à son père.

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Je parle à un homme qui ne tient pas en place

La correspondance commence le 14 janvier. Le comédien encourage son ami, l’épaule, mais celui-ci le reçoit-il seulement ? Disert, il parle de lui en même temps qu’il parle de l’autre, met en parallèle leurs aventures solitaires, la scène et la mer. Le second ne communique que rarement. Jusqu’à… l’abandon de la course, le renoncement. De cette correspondance est né un livre, et puis ce spectacle…

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Bells and Spells

Après l’Oratorio d’Aurélia et Murmures des murs, voici la dernière création de Victoria Chaplin et de sa fille Aurélia Thierrée. En matière d’ingéniosité, de poésie, le duo est virtuose et Aurélia se fond dans l’univers imaginé par Victoria. Tout démarre dans une salle d’attente et par un jeu de sièges à bascule. Aurélia s’approche d’un portrait, un peu trop près… Soudainement aspirée, elle disparaît dans le mur. Comme Alice traversant le miroir, la jeune femme est transportée dans une autre époque.

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Festival MARTO

le festival explore la richesse des techniques marionnettiques : fil, gaine, bunraku, tiges, masques, papier, ombre, figurines, ustensiles en tous genres. Il y en a pour tous les âges, tous les goûts. La nouvelle édition de MARTO met en lumière les questions qui nous traversent dans nos histoires quotidiennes et, plus largement, dans notre humanité 

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La collection

L’intrigue est mince, anecdotique : un mari, James, cherche à connaître la vérité sur une aventure qu’aurait eu Stella, sa femme, lors d’un déplacement professionnel à Leeds. C’est elle qui le lui a avoué. Lui, cherche à rencontrer l’homme en question, Bill. Tout commence quand Harry rentre d’une soirée arrosée, dans l’appartement qu’il partage avec Bill. Il porte un masque africain. Le téléphone sonne… Et déjà, l’inquiétude est là, le soupçon, la peur, comme dans un thriller. Sur fond de jalousie, mensonges et vérités vont s’affronter, les fantasmes s’ouvrir comme des gouffres,

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