La Grande Petite Mireille

Grâce à Mireille, le swing fait son apparition dans la chanson française. Charles Trenet n’aura plus qu’à creuser le sillon… Il n’est qu’à entendre Papa n’a pas voulu, Quand un vicomte, interprété par Chevalier, ou des pépites délicieusement désuètes que l’on redécouvre avec bonheur comme Pourquoi t’es-tu teinte Philaminte ? ou encore Y a qu’le 27 qui m’intéresse, que Mireille interprétait elle-même de sa voix fraiche et acidulée. Le spectacle mis en scène par Hervé Devolder souligne son apport artistique essentiel dans le domaine de la chanson. Il évoque aussi en arrière-plan son caractère bien trempé et sa vie personnelle, le couple singulier formé avec Emmanuel Berl.

0 Shares

Mary said what she said

La scène est soulignée par deux néons encadrant un espace transcendé de lumière. Hiératique, comme un pantin enserré dans sa robe couleur de terre, le cou emprisonné dans une collerette, Isabelle Huppert compose une reine murée qui voit défiler les images de sa vie. Elle est cette reine enfant, cette femme amoureuse, cette mère.

0 Shares

Mam’zelle Nitouche

Ainsi l’intrigue multiplie les jeux de doubles : Célestin, organiste dans un couvent, écrit de la musique légère en cachette sous le nom de Floridor, la jeune couventine Denise de Flavigny rêve de jouer la comédie et se transforme en Mam’zelle Nitouche quand l’occasion se présente, tandis que le lieutenant des dragons Fernand est déguisé en vieil inspecteur…

0 Shares

Saïgon

Comme un roman-photo avec ses teintes chromo, un jeu qui fleure parfois l’amateurisme et donne un côté naïf, une fraîcheur au mélo, un rythme alangui, le spectacle de Caroline Guiela Nguyen a tout pour flatter l’œil et l’oreille. Il fait beaucoup plus que cela. Il envoie un direct au cœur par l’humanité profonde de ses thèmes essentiels : l’exil, le déracinement, la peur du retour, l’oubli de la langue maternelle, l’incompréhension entre les générations.

0 Shares

Centaures, quand nous étions enfants

Pour dire l’histoire de ce duo, Fabrice Melquiot entremêle récits autobiographiques, rêveries, mythologies et enfance. Sur scène, les deux artistes centaures évoluent, Manolo sur Indra et Camille sur Gaïa, suscitant des images à la beauté en mouvement, saisissante.

0 Shares

Bigre 

Coécrit avec ses partenaires, le mélo burlesque de Pierre Guillois, à la mécanique savamment réglée, est riche en trouvailles, tout y est parfaitement orchestré pour que se déclenchent les mini catastrophes. Drôle, tendre et burlesque, il mêle le trivial, l’insolence et la poésie. Son esprit relève du cirque tendance la Famille Semianyki et sa manière évoque le cinéma muet (aucune parole n’est prononcée, tout se joue dans les attitudes, les gestes, les situations).

0 Shares

Hors la loi

Avec une belle acuité doublée d’une sensibilité aiguisée, Pauline Bureau retrace, parallèlement à l’histoire individuelle de Marie-Claire, le vaste mouvement qui a conduit à changer la loi. Le procès dépasse le cadre personnel, il devient un enjeu pour toutes les femmes.

L

0 Shares

Les Serge (Gainsbourg point barre)

Pour Stéphane Pouderoux qui s’était mis dans la peau de Bob Dylan dans Comme une pierre qui, cosigné avec Marie Rémond, le spectacle aurait pu s’appeler Chacun cherche son Serge. Et chacun le trouve : ici le provocateur, le subversif irréductible, le scandaleux, là le timide, le tendre, l’artiste complexé, blessé…

0 Shares

Un ennemi du peuple

Seul contre tous, Thomas Stockmann, tel un lanceur d’alerte d’aujourd’hui, devient un bouc émissaire, découvre la versatilité de la foule, les lâchetés, les retournements et les pressions politiques. Qui est l’ennemi du peuple ? « La majorité a le pouvoir mais elle n’a pas raison », se défend le médecin.

0 Shares

Iliade et Odyssée

Cinq comédiens –trois garçons et deux filles- empoigne l’Iliade et jouent tous les personnages, échangeant leurs rôles dans un engagement physique total et avec une fougue qui emporte la force du récit. Dans Odyssée, un simple socle de bois occupe la scène. Des chaises l’entourent qui deviendront plus tard les prétendants. Le récit des aventures d’Ulysse est conté à plusieurs voix : la rencontre avec le Cyclope dans sa grotte, le chant des sirènes… S

0 Shares

Fauves

La proposition est ambitieuse, qui voit un metteur en scène changeant d’angle de vue, remontant sans cesse son travail. Le mécanisme se répète, alourdit l’histoire déjà alambiquée. Car le héros, Hippolyte Dombres va aller de découverte en surprise sur le passé de sa mère, révéler des secrets enfouis. Mais l’auteur accumule les clichés, multiplie les histoires dans l’histoire,

0 Shares

Fake

Munis d’un casque HF, les spectateurs réunis dans le Hall Saint-Martin de la Gare de l’Est sont prêts pour partir à l’aventure, dans les pas du conteur Abbi Patrix. Où est-il ? Le voici qui les interpelle, du haut d’une galerie. Attention, vous êtes prévenus : ce que l’on entend n’est pas ce que l’on voit. Et Patrix de se mettre dans la peau de Peer Gynt, le héros d’Ibsen, menteur invétéré à la recherche de sa propre identité («être soi-même » revient comme un leitmotiv), de l’amour de Solveig et de trolls.

0 Shares

Manon

C’est à l’Opéra Comique que Manon a été créé, en 1884, et c’est là qu’est présentée la mise en scène d’Olivier Py, après Genève en 2016 et plus récemment, Bordeaux. Olivier Py a accentué sa mise en scène sur la prostitution et transformé l’auberge en maison de plaisirs, appuyant dès le début, la dimension érotique de Manon. La scénographie de Pierre-André Weitz dessine une boîte de cubes mobiles devenant tour à tour quartier, maison de rendez-vous, cabaret, église…

0 Shares

Opening night

Cyril Teste a choisi d’adapter le film de Cassavetes Opening night (1977) avec, dans le rôle tenu au cinéma par l’actrice fétiche de Cassavetes, Gena Rowlands, exceptionnelle de présence et d’intensité… Isabelle Adjani. « Un public de théâtre assiste à un tournage de cinéma, et le cinéma va absorber l’énergie du spectateur du théâtre pour s’adresser à un public de cinéma… »

0 Shares

Providence

2 septembre 2001, les tours jumelles sont en cendres, le ciel est plombé de fumées, de poussières. Dans un immeuble en face, un couple contemple l’apocalypse. Lui aurait dû être à son travail, dans l’une des tours mais il était allé chez sa maîtresse, qui est aussi sa supérieure hiérarchique. Son téléphone n’arrête pas de sonner, ses proches s’inquiètent. Il ne répond pas. Pourquoi ne pas profiter du chaos pour changer de vie, disparaître ?

0 Shares

NOSMEILLEURSARTICLES

Chance