Boule de suif

Légère, fine et suggestive, la mise en scène de Sylvie Blotnikas accompagne le récit sans effets, sans forcer le trait, laisse surgir les images, apparaître les personnages. Les lumières, la musique de César Franck accompagnent subtilement ce délicat moment, dernière création d’André Salzet, après Le joueur d’échecs et Madame Bovary. Co-signataire de l’adaptation de la nouvelle, il en est l’interprète, donnant à entendre le style clair, la précision d’écriture de Maupassant.

0 Shares

Un conte de Noël

Les histoires de famille inspirent Julie Deliquet. Après Fanny et Alexandre, d’après le film de Bergman, la saison dernière à la Comédie-Française, elle adapte Un conte de Noël d’Arnaud Desplechin, interprété à la scène par sa troupe du collectif In Vitro, créé en 2009. Comme dans son très réussi Vania, le dispositif est bifrontal, les gradins cernant le salon de la demeure familiale où Junon et Abel s’apprêtent à accueillir leurs enfants pour les fêtes de Noël.

0 Shares

Le Rond-Point dans le jardin

Jusqu’au 27 septembre, ce lieu éphémère, accueillera chaque jour, entre 18 h 30 et 19 h 30, du cabaret, de la musique, du théâtre, des performances, du stand-up et des lectures, des concerts, et même de la magie. Au fil des soirées, en cette fin d’été, une quarantaine d’artistes jongleront avec le rire et l’audace.

0 Shares

Contes et légendes

Nonobstant leur titre, ces Contes et légendes ne renouent pas avec l’univers des contes (Le petit Chaperon rouge, Pinocchio, Cendrillon) précédemment mis en scène, mais s’attachent au monde de l’adolescence et à la tentation de l’artificiel. En courts récits, Pommerat explore les questions de l’éducation, de la relation à l’adulte, des règles sociales, jusqu’à celle de la robotisation.

0 Shares

Le fantôme de Laurent Terzieff

Sa sortie, prévue en mars dernier, a dû être reportée pour cause de fermeture des salles de cinéma, et il aura donc fallu attendre pour voir enfin le film de Jacques Richard consacré à Laurent Terzieff, disparu il y a dix ans. C’est au Lucernaire, lieu intimement lié au comédien qui y a joué tant de textes, qu’on peut découvrir ce portrait riche en images et témoignages.

0 Shares

Festival d’automne 2020

Pour cette édition 2020 du Festival d’automne, 20 % des spectacles ont dû être reportés, et, dans le but d’accompagner des projets dont les calendriers ont dû évoluer, elle est exceptionnellement prolongée jusqu’au 7 février 2021, avec un nombre de représentations augmenté. Réparti sur vingt-six lieux à Paris et trente-quatre en Ile-de-France, le Festival propose également des spectacles à voir en famille.

0 Shares

Paris l’été

Limitée dans sa durée mais bien vivante, l’édition 2020 du festival parisien va vivre pour ces quelques jours à venir (du 29 juillet au 2 août) en toute liberté. Si elle n’a pu préserver le festival tel qu’imaginé avec plus de 200 artistes français et étrangers, l’équipe de Paris l’été a eu pour unique et impérieux désir de « redéployer ensemble nos imaginaires obscurcis par cette période éprouvante » en concoctant un programme original en fonction des impératifs sanitaires.

0 Shares

Les Molières récompensent Simon Abkarian et La Mouche

En théâtre public, certains spectacles trustent les récompenses : Electre des bas-fonds de Simon Abkarian (Molières du théâtre public, de l’auteur francophone vivant, du metteur en scène), joué au Théâtre du Soleil, et le très remarqué La Mouche (Molière de la création visuelle, de la comédienne pour Christine Murillo, du comédien pour Christian Hecq), joué aux Bouffes du Nord. En attendant la reprise de la tournée interrompue…

0 Shares

Les prix du Syndicat de la critique 2019-2020

Une des dernières soirées de carnaval, de Goldoni, mis en scène par Clément Hervieu-Léger, a reçu le Grand Prix Théâtre et deux jeunes metteures en scène sont récompensées : Julie Duclos pour Pelléas et Mélisande (meilleur spectacle créé en province), et Pauline Bureau pour Féminines (meilleure création d’une pièce en langue française). Outside, de Kirill Serebrennikov, présenté au dernier Festival d’Avignon, est le meilleur spectacle étranger de la saison et Rouge, de John Logan mis en scène par Jérémie Lippmann au Théâtre Montparnasse, reçoit le prix Laurent Terzieff, récompensant un spectacle présenté dans un théâtre privé. André Marcon est le meilleur comédien, pour son interprétation de Anne-Marie la Beauté de Yasmina Reza, et Ludmilla Dabo la meilleure comédienne dans Une femme se déplace, de David Lescot. Une mention spéciale est attribuée au spectacle de Johanny Bert, Hen.

0 Shares

Domaine de Chaumont-sur-Loire

Le thème du 29ème Festival international des Jardins, Les jardins de la Terre, retour à la Terre mère porte, lui, sur la problématique du nécessaire retour à une relation différente avec la nature, plus respectueuse du miracle du vivant et de la biodiversité. Le jury a retenu vingt-quatre équipes venant s’ajouter à cinq invités spéciaux auxquels a été donnée carte verte pour l’édition 2020.

0 Shares

A la recherche des œuvres disparues

Vendues puis oubliées, perdues ou détruites, par accident ou par leur auteur, ces œuvres dont le sort est inconnu ont chacune leur histoire. Méconnues, inédites, elles ressurgissent aujourd’hui du passé, et témoignent des années d’apprentissage du sculpteur et de ses périodes cubiste, puis surréaliste. Dans cette période de recherche artistique, Giacometti expérimente beaucoup et détruit plusieurs œuvres dont il conserve pourtant des traces.

0 Shares

La Cantatrice chauve fête ses 70 ans

le Théâtre de la Huchette, où la pièce se joue sans discontinuer depuis 1957avec La Leçon, autre pièce de Ionesco, raconte cette fantastique aventure, unique dans l’histoire du théâtre. A raison de sept épisodes, tous les vendredis de mai et juin (1)

0 Shares

Anne-Marie la Beauté

Yasmina Reza le dit : elle a écrit son texte pour André Marcon, qui a souvent joué dans ses pièces. Et l’idée est formidable de lui confier ce monologue. Sans idée de travestissement ni souci de genre, avec seulement une perruque, quelques bijoux, un sac, et des vêtements sortis d’une garde-robe ordinaire, le comédien incarne le personnage d’Anne-Marie telle que l’a imaginée Reza. En toute évidence, et humanité douce.

0 Shares

La ménagerie de verre

Définie par son auteur, Tennessee Williams, comme une « pièce de la mémoire », La ménagerie de verre est largement autobiographique, qui s’inspire de son histoire familiale dans les années 30 et témoigne de son amour pour sa sœur. Ecrite en 1944, elle marqua les débuts de sa carrière. Tout se passe dans la mémoire, donc. Le narrateur présente « la vérité sous la forme séduisante d’une illusion » et remonte le cours du passé. De la pièce (traduction d’Isabelle Famchon), Ivo van Hove retient essentiellement son réalisme, et la réduit au prosaïsme des situations et des personnages.

0 Shares

Médéa Mountains

Chanteuse et musicienne de jazz (elle a collaboré avec le groupe Monkomarok et Lone Kent), Alima Hamel est retournée à Médéa pour retrouver ses sœurs qu’elle n’avait pas revues depuis dix-neuf ans. Pour elle qui chante la mort de sa soeur depuis 1997, le temps était venu d’interroger la mémoire de l’histoire familiale, de l’écrire et de la faire entendre. A travers son récit, elle rend hommage à la disparue, victime de la violence de la guerre civile des années 90. En faisant revivre Médéa, petite ville isolée au milieu des montagnes « chef d’œuvre de la nature » et pourtant berceau de massacres, elle témoigne de cette décennie noire vécue par les Algériens.

0 Shares

NOSMEILLEURSARTICLES