Jacqueline Duhême, une vie en couleurs

L’œuvre de Jacqueline Duhême est indissociable de sa vie personnelle, riche en amitiés, en curiosité. Illustratrice de livres pour enfants (Grain d’aile d’Eluard, L’enfant qui attendait un train de d’Ormesson,…), peintre, aquarelliste, elle fut aussi journaliste. Pour Elle, elle sera la première dessinatrice-reporter : en 1961, elle accompagne Jackie Kennedy en Inde, en tire un livre,

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Qui a tué mon père

C’est sous l’impulsion de Stanislas Nordey que Édouard Louis (En finir avec Eddy belle gueule) a écrit Qui a tué mon père, mis en scène et joué par le directeur du TNS. Le rideau se lève sur l’espace ainsi décrit par l’auteur, vaste et vide, cerné par le triptyque photographique en noir et blanc d’un univers pavillonnaire. L’imposante scénographie d’Emmanuel Clolus laisse à la fois l’espace ouvert et clos, dessiné par les lumières de Stéphanie Daniel. Assis à une table, un fils est face à son père.

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Je parle à un homme qui ne tient pas en place

La correspondance commence le 14 janvier. Le comédien encourage son ami, l’épaule, mais celui-ci le reçoit-il seulement ? Disert, il parle de lui en même temps qu’il parle de l’autre, met en parallèle leurs aventures solitaires, la scène et la mer. Le second ne communique que rarement. Jusqu’à… l’abandon de la course, le renoncement. De cette correspondance est né un livre, et puis ce spectacle…

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Bells and Spells

Après l’Oratorio d’Aurélia et Murmures des murs, voici la dernière création de Victoria Chaplin et de sa fille Aurélia Thierrée. En matière d’ingéniosité, de poésie, le duo est virtuose et Aurélia se fond dans l’univers imaginé par Victoria. Tout démarre dans une salle d’attente et par un jeu de sièges à bascule. Aurélia s’approche d’un portrait, un peu trop près… Soudainement aspirée, elle disparaît dans le mur. Comme Alice traversant le miroir, la jeune femme est transportée dans une autre époque.

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Festival MARTO

le festival explore la richesse des techniques marionnettiques : fil, gaine, bunraku, tiges, masques, papier, ombre, figurines, ustensiles en tous genres. Il y en a pour tous les âges, tous les goûts. La nouvelle édition de MARTO met en lumière les questions qui nous traversent dans nos histoires quotidiennes et, plus largement, dans notre humanité 

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La collection

L’intrigue est mince, anecdotique : un mari, James, cherche à connaître la vérité sur une aventure qu’aurait eu Stella, sa femme, lors d’un déplacement professionnel à Leeds. C’est elle qui le lui a avoué. Lui, cherche à rencontrer l’homme en question, Bill. Tout commence quand Harry rentre d’une soirée arrosée, dans l’appartement qu’il partage avec Bill. Il porte un masque africain. Le téléphone sonne… Et déjà, l’inquiétude est là, le soupçon, la peur, comme dans un thriller. Sur fond de jalousie, mensonges et vérités vont s’affronter, les fantasmes s’ouvrir comme des gouffres,

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Le Printemps des poètes

le Printemps des Poètes est attendu chaque année par les amoureux des lettres comme un rendez-vous essentiel. La beauté, thème retenu pour célébrer ses vingt ans, est illustrée par Enki Bilal, artiste visionnaire, qui a signé l’affiche de cette édition, placée sous le parrainage de Rachida Brakni. « La poésie est la seule valeur marchande qui ne se dévalorise pas. C’est la seule nourriture dont l’homme ait vraiment besoin ». Ainsi l’a définie Jean Cocteau

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Spring

Proposé par la Plateforme 2 Pôles Cirque en Normandie, la Brèche à Cherbourg et le Cirque-Théâtre d’Elbeuf, le festival Spring débutera le 1er mars. Quatorze créations sont à l’affiche de cette nouvelle édition qui marque les dix ans de la manifestation. Les femmes y sont à l’honneur, avec deux portraits d’artistes consacrés à Raphaëlle Boitel de la compagnie L’Oublié(e) et à Fanny Soriano, compagnie Libertivore,

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La fin de l’homme rouge

La fin de l’homme rouge fait résonner les voix des témoins brisés de l’époque soviétique, voix suppliciées des goulags, voix des survivants et des bourreaux, voix encore des orphelins d’utopie qui ont cru que « ceux qui ne sont rien deviendraient tout. » L’auteure aime les voix humaines solitaires. Cette passion est partagée, relayée par Emmanuel Meirieu, pour qui le théâtre donne une présence, une vérité au témoignage. «

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J’ai pris mon père sur mes épaules

Comme celui de l’Enéide, le personnage de Melquiot s’appelle Enée et entame un périple avec son père, Roch, atteint d’un cancer. Enée décide de l’emmener loin de la cité, dans un far-west accessible : le Portugal. Pour cela, il a réuni auprès de leurs amis l’argent nécessaire au voyage. Celui-ci ne se déroulera pas comme attendu. Pour Enée, il sera de l’ordre initiatique.

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Le 4ème mur

Le livre de Sorj Chalandon (prix Goncourt des lycéens 2013) inspire de nombreux metteurs en scène, désireux de faire vivre ce quatrième mur du théâtre, celui, imaginaire, formé par le public. La fiction du roman s’inscrit dans une réalité du terrain à laquelle l’écrivain a été confronté quand il était journaliste, envoyé spécial pendant la guerre au Liban. Son écriture est claire, simple et précise,

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Fanny et Alexandre

Dernier film de cinéma d’Ingmar Bergman, en grande partie autobiographique, Fanny et Alexandre est aussi un roman et une série télévisée, tous matériaux utilisés par Julie Deliquet pour cette adaptation dans laquelle la maison est le théâtre, et les enfants sont des adolescents (Rebecca Marder et Jean Chevalier, nouveau venu dans la grande maison et très convaincant).

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Kyoto Forever 2

La réunion a lieu à Maurice, c’est le dernier round des négociations, l’atmosphère est tendue (« Il n’y a pas de plan B car il n’y a pas de planète B »), des accords doivent être trouvés pour établir un protocole. Les huit experts en présence pèsent chaque mot, chaque virgule.

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GIRLS AND BOYS (Melanie LERAY) 2019 (photo by Pascal Victor/ArtComPress)

Girls and boys

La langue de Kelly est vivante, percutante, elle dit clairement les choses, sans détour, franchement, crûment, et la construction du récit est très habile. Constance Dollé en assume et négocie brillamment les ruptures de style. Peu à peu, insidieusement, on sent planer l’ombre d’un cauchemar, la probabilité d’une horreur. Et elle arrive.

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Voyages avec ma tante

L’adaptation par Nicolas Briançon de la version scénique du roman réalisée par Giles Havergal est une réussite absolue. Il lui suffit de représenter le flanc d’un compartiment de train en carton-pâte, sur les fenêtres duquel s’afficheront, au fil des déplacements, des photos de paysages, de villes… Et le voyage peut commencer, sous la houlette de quatre fringants acteurs,

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