Portrait de Ludmilla en Nina Simone

Derrière celui de Nina Simone, David Lescot dessine un autre portrait, celui de Ludmilla Dabo. Fin questionneur, Lescot s’adresse tantôt à la chanteuse, tantôt à la comédienne, tenant un fil qu’il ne lâche jamais et laissant transparaître, derrière la figure de la chanteuse et militante iconique, celle de la jeune comédienne.

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Rabbit Hole

Sur le thème du deuil intime, du regard des autres, la pièce de l’Américain David Lindsay-Abaire (récompensée par le prix Pulitzer Théâtre en 2007), quoique d’une certaine pertinence, apparaît démonstrative, lisse et plutôt convenue. L’adaptation de Marc Lesage (1) en garde le contexte, celui d’un milieu américain bon teint

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Songs

La dernière création de Samuel Achache associe des chants anglais du XVIIe siècle, superbement interprétés par l’Ensemble Correspondances, à la dérive d’une cérémonie de mariage. Cette évanescence de l’instant théâtral s’appuie sur une qualité musicale absolue, assurée par la direction de Sébastien Daucé, avec l’Ensemble Correspondances, qui sortent de l’oubli ce répertoire méconnu et font sensiblement résonner les instruments anciens (théorbe, luth, violes, virginal).

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Novecento

André Dussollier ne se contente pas d’une lecture. Avec Pierre-François Limbosch, il crée un spectacle qui tient du livre d’images déroulé sur fond de toiles peintes. Présent sur la scène, un quatuor d’interprètes illustre l’arrière-fond musical du texte 

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Les deux frères et les lions

« Nous sommes frères jumeaux et milliardaires et nous nous entendons très bien, c’est rare ». A partir de cette gémellité et de cette réussite fulgurante (issus d’un milieu pauvre, ils sont devenus la dixième fortune de Grande-Bretagne), Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre a écrit un texte tranchant, vif et net, sur le capitalisme. « Discrétion et secret », telle est la devise des deux milliardaires.

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La source des saints

Parabole forte et poétique sur l’aveuglement («la vue, ça te retourne un homme ») et la fausseté des apparences, la pièce de Synge (1871-1909), dont on connaît surtout en France Le baladin du monde occidental, est portée par la force de ses personnages archaïques, la beauté de la langue, étrange, magnifique, à couper le souffle. La traduction de Noëlle Renaude en restitue la singularité, les soubresauts, les chaos.

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Doreen 

Intellectuel, journaliste au Nouvel Observateur (sous le nom de Michel Bosquet), écrivain, penseur ami de Sartre, André Gorz écrit en 2006 Lettre à D, le récit éblouissant de son amour pour sa femme Doreen, rencontrée en Suisse en 1947. Parce qu’aucun des deux ne veut survivre à l’autre, parce que Doreen souffre depuis des années d’un mal incurable, ils se suicideront. Rien de tragique pour autant dans le spectacle écrit par Geselson, entre réel et fiction.

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La fin de l’homme rouge

L’écrivain, prix Nobel de littérature 2015, dit regarder son pays « comme une littéraire et non pas en historienne ». Sur scène, Vera Ermakova, comédienne russe vivant en France, reprend ses mots, dans l’adaptation du roman par Stéphanie Loïk qui a redécoupé cette parole plurielle, délivrée sur scène comme par un seul corps composé de neuf interprètes passeurs d’histoire.

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Comédiens !

On est en 1948. Pour son ouverture, le Théâtre de la Huchette affiche une comédie musicale, Au diable vauvert. Les répétitions vont commencer. Pierre, metteur en scène, et sa femme Colette essayent de faire entrer le décor sur la scène.

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Adieu Monsieur Haffmann

En scènes courtes, Jean-Philippe Daguerre maintient le niveau de densité du récit tout au long de la pièce, et un intérêt croissant au fur et à mesure que le danger se resserre. L’angoisse se tend quand l’artisan invite à dîner son principal client, l’ambassadeur d’Allemagne, un proche d’Hitler. Le danger se rapproche pour Joseph Haffmann.

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Azor

La rengaine a été immortalisée par Arletty. Mais derrière la chanson, il y a une comédie musicale créée en 1932 aux Bouffes Parisiens, signée Gaston Gabaroche, avec Pierre Chagnon et Fred Pearly pour les paroles et la musique. Stephan Druet (metteur en scène de L’Histoire du soldat) tourne délibérément le dos à ces années-là et déplace la situation dans l’ambiance post 68 avec, à la direction musicale, Emmanuel Bex dont les arrangements accommodent la partition aux rythmes des années 70.

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Tous des oiseaux

Cette histoire-là commence, dans une bibliothèque new-yorkaise, par le coup de foudre entre un jeune homme, Eitan, chercheur en génétique, et une jeune fille, Wahida, préparant une thèse sur Léon l’Africain. Changement de tableau : nous voici à Jérusalem, dans une chambre hôpital. Eitan a été blessé dans un attentat. Ses parents, hostiles à son mariage avec Wahida, vont arriver d’Allemagne.

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Alice et autres merveilles

Curieuse et téméraire, la jeune Alice ne craint pas les expériences et les aventures qui s’offrent à elle au gré des portes à ouvrir. Tour à tour trop petite ou trop grande, selon les potions magiques avalées, elle fait des rencontres fabuleuses : le lapin pressé, le chapelier fou, le chat qui sourit, une chenille très poilue, une souris et encore des volatiles à bicyclette,… et traverse les épreuves comme les miroirs.

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La petite sirène

Le conte écrit par Hans Christian Andersen en 1837 est riche en symboliques, à commencer par la différence, l’appréhension de l’autre. Dans son adaptation (en alexandrins libres), Géraldine Martineau met en lumière certaines des thématiques essentielles : Qu’est-on prêt à sacrifier de soi pour être accepté par l’autre ? A l’heure du harcèlement à l’école, la question est importante.

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ABC D’airs

Le quatuor marie l’humour, le charme, la poésie et l’émotion et excelle dans les jeux de diction comme dans les bruitages et onomatopées, joue autant de saynètes drolatiques ou poétiques qu’il interprète de morceaux, la diversité des caractères composant un bouquet chantant

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