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Effets visuels et sonores, jeux d’images et de lumières, le plateau se transforme en monde sous-marin, le dispositif suggérant à la fois le ventre de la baleine, la matrice du bateau, un tombeau. Yngvild Aspeli associe les jeux d’échelle et les rapports de force entre l’humain et l’animal, avec des visions de rafiots minuscules confrontés au mythique cachalot.
Les voyages de Marc Riboud ne répondent pas à une commande, il les choisit mais ils répondent souvent à l’actualité. Ainsi, dans ces années d’après-guerre, il commence par la Yougoslavie, avant d’aller de plus en plus loin vers l’Est. Après la Turquie, l’Iran, le Pakistan, l’Inde, où il reste un an, ses pas le conduisent au Népal, puis en Chine. L’Asie est parmi les destinations privilégiées,
Comment mieux commencer la 23ème édition du Printemps des poètes que le jour de la saint Rodrigue, le 13 mars et de se tenir à Avignon, haut lieu poétique où plane l’esprit de René Char. C’est ainsi que la marraine de l’édition 2021, Marina Hands, de la Comédie Française, aura pour compagnons les fantômes de la Cour d’honneur du Palais des Papes pour relayer la vitalité et la pérenité du souffle poétique.
Pour la Comédie-Française, la saison 2019 fut riche en créations, notamment celle de l’emblématique pièce sur le théâtre, Fanny et Alexandre d’Ingmar Bergman, créée en février dans une mise en scène de Julie Deliquet. Sa reprise ne pouvant avoir lieu Salle Richelieu comme initialement prévu, la Comédie-Française en présente une captation réalisée par Corentin Leconte en mai 2019. Le 26 février, France 3 mettra à l’honneur les multiples talents de la troupe avec la diffusion de La Comédie-Française chante Gainsbourg, d’après le spectacle Les Serge (Gainsbourg point barre), créé au Studio-Théâtre en mai 2019.
Tout l’œuvre de Picasso est traversé par la musique, les sons, le chant et la poésie, des premières scènes de vie gitane aux joueurs de flûte des années 70, en passant par les saltimbanques musiciens, les Guitares cubistes, les collaborations avec les Ballets Russes ou les bacchanales animant un nombre infini de toiles, dessins, céramiques et sculptures.
Ce samedi 14 novembre, Arte Concert et France Musique diffuseront en direct l’opéra de Rameau dirigé par Raphaël Pichon et mis en scène par Jeanne Candel. Avec Reinoud van Mechelen et Elsa Benoit dans les rôles titres et le chœur et l’orchestre Pygmalion.
La salle fermée, les représentations annulées, Emmanuel Demarcy-Mota, directeur du théâtre, a décidé de tout faire «pour qu’une lumière reste allumée dans le théâtre, que les artistes, techniciens puissent continuer à répéter, que le lien soit préservé avec le public. Pour empêcher chacun de sombrer dans l’isolement et le silence. »
L’interprétation est impeccable, réglée au cordeau par la chorégraphie de Damien Jalet. Adama Diop, Pascal Greggory, Frédéric Pierrot et Arthur Nauziciel (metteur en scène de la pièce) sont les quatre brutes primaires soumises à la violence de leurs désirs. Tout en laissant filtrer (ouf !) une pointe d’ironie et de distance.
Suivant l’ouvrage de Peter Szendy, Ecoute : une histoire de nos oreilles, l’auteur du spectacle Mathieu Bauer, avec la collaboration de Sylvain Cartigny, explore, de questionnement en questionnement, le monde du son, l’histoire de la musique, et la qualité, l’intensité de l’écoute.
Alors qu’il travaillait sur Le Mystère de la charité de Jeanne d’Arc, de Péguy, Frédéric Fisbach, voit, comme tant d’autres, son travail mis à l’arrêt par le confinement. Il repense alors son projet et y intègre la projection d’un possible futur.
Pour effectuer ce travail « depuis la mémoire française » et cette remontée dans l’Histoire, Margaux Eskenazi et Alice Carré ont rencontré des historiens, des sociologues, des artistes algériens et recueilli des témoignages de personnes ayant vécu la guerre ou hérité de sa mémoire.
A partir de cinq grandes plaidoiries entrées dans les annales judiciaires, et reconstituées par le journaliste Matthieu Aron, Richard Berry et son metteur en scène Eric Théobald créent un matériau dramatique passionnant. Sur scène, deux pupitres. Une voix off annonce que l’audience va reprendre, on entend les brouhahas de l’assistance. Le comédien entre, enfile la robe d’avocat.
C’est donc une redécouverte que propose pour quelques soirs le Théâtre de l’Athénée avec la mise en scène de Benoit Bénichou de l’opéra baroque Crésus, sous la direction musicale de Johannes Pramsohler.
Ici, le grand inquisiteur n’est pas seul, mais se voit rejoint par des personnages politiques actuels ou du siècle dernier, et la quête de Dieu vire au grotesque.