Cyril Teste a choisi d’adapter le film de Cassavetes Opening night (1977) avec, dans le rôle tenu au cinéma par l’actrice fétiche de Cassavetes, Gena Rowlands, exceptionnelle de présence et d’intensité… Isabelle Adjani. « Un public de théâtre assiste à un tournage de cinéma, et le cinéma va absorber l’énergie du spectateur du théâtre pour s’adresser à un public de cinéma… »
2 septembre 2001, les tours jumelles sont en cendres, le ciel est plombé de fumées, de poussières. Dans un immeuble en face, un couple contemple l’apocalypse. Lui aurait dû être à son travail, dans l’une des tours mais il était allé chez sa maîtresse, qui est aussi sa supérieure hiérarchique. Son téléphone n’arrête pas de sonner, ses proches s’inquiètent. Il ne répond pas. Pourquoi ne pas profiter du chaos pour changer de vie, disparaître ?
En liant Electre et Oreste (413 et 409 av. J.C.), le metteur en scène flamand traque la violence et accélère le thème de la radicalisation à travers la figure d’Electre, désireuse de venger son père, Agamemnon, assassiné à son retour de la guerre de Troie, par sa femme Clytemnestre et Egisthe, son amant. Après un exil de sept années, Oreste, le frère d’Electre, revient à Argos. Pour les deux enfants, la vengeance est en marche. Jusqu’au meurtre ultime, le matricide, accompli par Oreste.
Le texte de Michel Vinaver, L’objecteur, a inspiré à la compagnie Théâtre Déplié et à son metteur en scène Adrien Béal un spectacle basé sur des improvisations qui questionne l’idée de la place du texte et de la représentation. Joué dans un espace quadri-frontal qui intègre les spectateurs, il rebondit sans cesse,
Ecrite en 1941, Le désir attrapé par la queue a été jouée en 1944, au lendemain de la mort de Max Jacob dans les camps. La photo prise par Brassaï le 16 juin 1944 dans l’atelier de Picasso de la rue des Grands-Augustins, immortalise les participants à la lecture de la pièce, le 19 mars dans l’appartement de Michel Leiris, tous faisant partie de l’intelligentsia parisienne de l’époque : Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre, Jacques Lacan, Albert Camus, Leiris,…
Très beau prélude au concert événement qui réunissait, au Conservatoire Darius Milhaud, en exclusivité mondiale, des artistes prestigieux autour de Renaud Capuçon : Gérard Caussé, Gautier Capuçon, Edgar Moreau, Nicolas Angelich, Guillaume Chilemme, Adrien La Marca, Raphaëlle Moreau dans l’exécution des quintettes à cordes n° 1 et 2 dont on attend avec impatience un enregistrement.
Après des spectacles au comique burlesque, comme Cocorico, Jungles ou Fair-play, entre autres, Patrice Thibaud invite dans Welcome « le principe de toute vie » : la confrontation avec l’inattendu de la mort. Si le sujet est grave, Patrice Thibaud le traite avec légèreté, tendresse et poésie. Il faut le voir, chapeau pointu sur la tête, mimer une naissance, une croissance, une vie…
C’est une scène de L’Allemagne en automne, film collectif de 1977, à l’époque de la bande à Baader, rejouée ici, en rappel. Ce faisant, Falk Richter apostrophe l’Europe d’aujourd’hui, pointe les peurs, accuse les replis et dresse un état des lieux de nos démocraties, désolant. Son texte, écrit au jour le jour, en fonction de l’actualité, passe en revue Angela Merkel, « l’accueil » des réfugiés, les extrémismes, les violences commises à Cologne sur les femmes…
Pendant cinq jours, aux Déchargeurs, on peut entendre et découvrir la poésie d’Antoine Vitez mêlée à celle de ses amis poètes, connus ou aimés. Accompagnés du pianiste Mico Nissim, neuf interprètes prêtent leur voix pour faire résonner celle des poètes aimés du metteur en scène.
Tous acteurs, les Bâtards dorés écrivent et mettent en scène collectivement. Leur spectacle Méduse a obtenu le prix du jury et le prix du public du Festival Impatience 2017 qui programme des jeunes compagnies. Inspiré du Naufrage de la Méduse, un témoignage écrit par deux rescapés de la tragédie au début du XIXe siècle, Méduse prend pour matière première leur récit, mais aussi des textes plus contemporains comme Ode maritime de Pessoa.









