Paris l’été

Le Festival Paris l’été démarre le 12 juillet pour trois semaines de rendez-vous artistiques et culturels à découvrir dans la capitale et alentour.

Pour son édition 2019, le festival parisien poursuit dans ce qui fait sa marque et son originalité : le mélange des genres, la mixité des inspirations et la découverte de lieux insolites de la capitale. Pour la soirée d’ouverture, le 12 juillet, une seule proposition : une rencontre entre Mozart et la danse hip hop, sur les partitions de Don Giovanni et du Requiem avec dix musiciens de l’Orchestre des Champs Elysées (également le 13). Les jours suivants, il faudra choisir : théâtre, musique, danse, cirque ? Des reprises, comme celle de Festen, mis en scène par Cyril Teste avec le collectif MxM, au 104 (du 16 au 19 juillet) ou des découvertes comme L’absence de père de Lorraine de Sagazan, d’après Platonov de Tchekhov au Gymnase Japy (du 26 au 28 juillet). Tout au long du festival, se jouera dans un appartement du 13ème arrondissement, Mon grand amour, de Caroline Guiela Nguyen, trois récits « pour partager nos blessures ». La magie sera à Bercy Village, où Yann Frisch installera son Camion Théâtre du 31 juillet au 3 août avec Le paradoxe de Georges, un bluffant festival de tours de cartomagie.

Des événements, du cirque

Au total, trente-et-un lieux, du Musée du Louvre au château de Jossigny, accueilleront les spectacles, expositions, installations comme celle de Confesse, sur une idée originale de Sébastien Gindre, qui fera entendre des livres étonnants ou méconnus. Acrobate et équilibriste, Olivier Debelhoir tentera des ascensions dans L’Ouest loin, courte prestation en itinérance, pour tout public. En itinérance également, Faro Faro, spectacle explosif du chorégraphe ivoirien Massidi Adiatou et Phasmes, un duo main à main de la compagnie Libertivore. Au Centre culturel irlandais, la compagnie 26 000 couverts proposera un mélodrame de sa façon, Véro 1ère, reine d’Angleterre, du 30 juillet au 3 août. Pour tout public à partir de 10 ans, humour déjanté garanti. Au Monfort Théâtre, Johann Le Guillerm et Alexandre Gauthier présentent Encatation, une « expérience nourricière » inédite (du 22 au 26 juillet). Parmi les événements, une Installation de feu de la compagnie Carabosse à La Villette, Surgissements par le Théâtre du Centaure, avec Camille et Manolo perchés sur leur monture, à la Gare de l’Est, les 21 et 22 juillet, Pasture with cows, gigantesque peinture bucolique du collectif Captain Boomer, sur une prairie du parc de La Villette, ou encore Mnémosyne, performance de Josef Nadj au lycée Jacques Decour, où on pourra voir l’installation Anima (ex) musica du collectif Tout/Reste/A/Faire.

De la musique, de la danse

Egalement au programme, du ciné-concert avec La nuit des morts-vivants à L’Entrepôt (Paris 14e), du 26 au 28 juillet. Côté musique, l’Arab Youth Philharmonic Orchestra donnera un concert exceptionnel à l’Institut du monde arabe (en accès gratuit sur réservation le 17 juillet), et aussi une performance de la compagnie Bot, Ramkoers, Le Bloc et Le noyé le plus beau du monde, et San Salvador, chœur punk chantant dans des langues mêlées, pour La grande folie, au Wanderlust (Paris 13e). Après Un break à Mozart 1.1 de Kader Attou avec l’Orchestre des Champs-Elysées, la programmation danse se poursuivra avec Ohad Nazarin et Decadance, Christian Rizzo, D’après une histoire vraie, Xie Xin Dance Theater, From in peuplé de figures fantasmatiques, au Gymnase du Lycée Jacques Decour (Paris 9e), où ont lieu les vendredis de la danse, des stages avec les danseurs des compagnies présentes au Festival.

(photo Vincent Muteau)

. Festival Paris l’été, du 12 juillet au 3 août. Tél. 01 44 94 98 00. www.parislete.fr

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