Les Zébrures d’automne

Les Francophonies débutent ce 23 septembre à Limoges avec son lot de temps forts et de créations

Pour cette édition 2020 des Zébrures d’automne, temps fort des Francophonies, les artistes invités vont conjuguer le temps en questionnant le passé pour mieux comprendre le présent et envisager le futur. Et Hassane Kassi Kouyaté, le directeur du festival, invite les spectateurs à savourer chaque instant, à découvrir les spectacles et s’imprégner de leurs mots, sons et images. Inaugurée le 23, l’exposition 37 rayures du zèbre ravive les années passées du Festival, de sa fondation en1984 par Pierre Debauche à 2020 (visites guidées le 26 et le 3 octobre). Pour la deuxième année, les Zébrures d’automne sont installées à la caserne Marceau, scénographiée par Jérôme Marquet. Pendant les onze jours du festival, les portes sont ouvertes, le lieu est accessible à tous, publics ou simples curieux. Onze créations sont au programme, comme Congo Jazz Band, de Mohamed Kacimi mis en scène par Hassane Kassi Kouyaté à l’Opéra les 24, 25 et 26 septembre, ou encore, toujours en théâtre, Là-bas, de Fargas Assandé, au Théâtre de l’Union les 24 et 25, La nuit sera calme, de Moïse Touré, avec Rokia Traoré, au CCM Jean Gagnant les 26 et 27, Rhapsodie de Gaël Octavia mis en scène par Abdon Fortuné Koumbha, au CCM Jean Gagnant les 1er et 2 octobre, Le Syndrome de la pintade, de Serge Martin Bambara mis en scène par Serge Aimé Coulibaly, La Tablée de Maud Galet Lalande et Ahmed Amine ben Saad, au Théâtre de l’Union les 2 et 3, et aussi L’impossible procès de Guy Lafages, L’homme est trop beau pour qu’on le néglige, un projet d’Etienne Minoungou.

Un programme riche

La musique vibre tout au long du festival : après Manou Gallo, en ouverture, viendront le Mandé Brass Band, Bab L’Bluz, Ah ! Kwantou, Yann Cléry, Popimane, Arash Sarkechik, On entre KO on sort OK de Ray Lema, Le show de Barbatruc, Magda, et d’autres encore. Au programme encore, des marionnettes avec Dit par Dib et Le Rossignol de l’Empereur, du merveilleux Yeung Faï), des contes (Petit Tonton de Moussa Doumbouya), de la danse (Akzak, Héla Fattoumi et Eric Lamoureux, Crépuscule, d’Auguste Ouédraogo et Bienvenue Bazié), du cirque (Voyage optique de Martin Palisse), sans oublier du cinéma, avec des courts métrages et films documentaires, des conférences, séminaires, sessions de formation. Dans un souci constant d’ouverture et de partage, les Zébrures sont aussi un moment riche en rencontres et débats, comme cette conversation sur La traduction, un savoir-faire, pour qui, pour quoi ? avec Barbara Cassin le 1er octobre. Et pour clore le festival, La Nuit francophone, dans les rues, les parcs, la Bibliothèque francophone multimédia, d’autres lieux encore, la place de la République, la caserne Marceau, avec son lot de surprises.

. Les Zébrures d’automne

Les Francophonies, 11 avenue du général de Gaulle, 87 000 Limoges. Tél. 05 55 33 33 67 www.lesfrancophonies.fr Jusqu’au 3 octobre.

(Photo Congo Jazz Band, Christophe Péan)

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