Dévaste-moi

Après son succès à l’IVT l’hiver dernier, le spectacle musical d’Emmanuelle Laborit part en tournée.

Un récital en langue des signes, c’est le nouveau défi relevé par Emmanuelle Laborit, interprète sourde et muette, directrice de l’IVT, lieu consacré à des spectacles bilingues langue des signes et français, et visuels. Depuis son Molière de la Révélation en 1993 pour Les enfants du silence, la comédienne a mûri, gagné en assurance, elle ose l’impertinence, elle peut tout. Même danser et chanter, en rythme avec la musique, alors qu’elle n’entend rien, et ne parle pas davantage. Et sur scène, elle ose tout, se permet même la vulgarité. Témoin ce Masturbation blues de Candye Kane, moulée dans une combinaison dorée qu’elle caresse et ravage, qui clôt son récital. Pour commencer, il y aura eu, accompagnée à la trompette et les paroles défilant sur un écran, un air de Carmen interprété en chansigne, dans une robe de dentelle rouge, le visage masqué derrière une voilette, et dansé langoureusement. D’un Tango Ménopause (de Michèle Bernier) à un texte venu de l’enfance écrit par son oncle, d’autres (Amy Winehouse, Anne Sylvestre, Brigitte Fontaine, Alain Bashung,…), la comédienne mêle les genres, porte guêpière, entre féminisme et glamour, ironise, interpelle. Mise en scène par Johanny Bert, chorégraphiée par Yann Raballand, accompagnée par des musiciens du Delano Orchestra, elle fait entendre ses désirs et ses blessures, sa vie.

Dévaste-moi                   * *

Le Bateau Feu, à Dunkerque, les 9 et 10 octobre, puis à L’Apostrophe de Cergy-Pontoise, du 18 au 20 octobre, Théâtre de la Croix-Rousse à Lyon, du 6 au 9 novembre, Le Quartz à Brest, 20 et 21 novembre, Théâtre de Brétigny le 7 décembre, Théâtre Sorano à Toulouse du 11 au 14 décembre.

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