Circus incognitus 

Venu du Canada, Jamie Adkins est un virtuose du jonglage et un poète de l’acrobatie. Merveille de cocasserie, son solo s’adresse à tous les publics.

Il s’avance sur la scène, timide, pantalon trop large, trop court, les cheveux hérissés. Jamie Adkins, artiste américain résidant au Canada, dit avoir été inspiré par Buster Keaton, mais c’est en petit frère de Stan Laurel, célèbre rire inclus, qu’il se présente sur scène. En fond musical, des notes de piano sautillantes ramènent au temps des films muets et du burlesque américain. Ici, pas de machineries compliquées. Avec peu d’accessoires, les plus élémentaires, Jamie Adkins présente des numéros simples, épurés, drôles et poétiques. Ses inventions, il les réserve à l’utilisation des objets, par exemple pour établir un échange avec le public, il propose un lancer d’oranges pas banal, avec réception directe sur une fourchette entre ses dents.

Un clown en équilibre

S’il jongle, c’est avec des balles de ping-pong. Le sourire est constant dans ce spectacle rare dont on imagine le travail de préparation et qui se fait léger, aérien comme ces petites balles envoyées en l’air qu’il rattrape avec sa bouche. Pour finir, il y a ces deux mâts entre lesquels il faut bien tendre une corde. L’échelle est là, mais pas au bon endroit, pas solide… Il finira bien par réussir à installer la corde pour un numéro de glisse, en avant, en arrière, où, comme cela ne suffisait pas, il jonglera avec des anneaux. Il n’y a pas d’âge pour apprécier.

(le jdd.fr 12 janvier 2012)

Circus incognitus                   * * *

Théâtre de l’Atelier, Place Charles Dullin, Paris 18e. Tél. 01 46 06 49 24. www.theatre-atelier.com Jusqu’au 11 août.

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